Sunday, February 01, 2026

French tech company Capgemini Government Solutions to Sell Unit Linked to ICE

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French IT group Capgemini to sell US subsidiary linked to ICE after outcry

France

The French IT giant Capgemini announced on Sunday that it will sell its US subsidiary following controversy sparked by a contract it held with US Immigration and Customs Enforcement (ICE) amid weeks of protests against US President Donald Trump's immigration crackdown.

Immigration and Customs Enforcement (ICE) agents, including one wearing a 'NOT ICE' face covering, walk near their vehicles, on January 15, 2026, in Richfield, Minnesota
Immigration and Customs Enforcement (ICE) agents, including one wearing a 'NOT ICE' face covering, walk near their vehicles, on January 15, 2026, in Richfield, Minnesota. © Adam Gray, AP

French tech ​company Capgemini said on Sunday ⁠it was selling its US subsidiary Capgemini Government Solutions after coming ​under pressure ‍in recent days to explain a ​contract it signed with US ​immigration enforcement agency ICE.

"Capgemini considered ‍that the usual legal constraints imposed in ​the United States on contracting with federal entities conducting classified ‌activities did not allow the Group to exercise ‍appropriate control over certain aspects of this subsidiary's operations in order to ensure alignment with the Group's objectives," 
---- it said ‍in a statement.
  • It said the divestment process "will be initiated immediately".
  • The group's contract with ICE was first revealed by independent media outlet l’Observatoire des multinationales.
 It found Capgemini sold “skip tracing” services – a form of data-driven locating and tracking of individuals whose whereabouts are unknown – used by ICE to verify home and work addresses and support removal operations as part of a large-scale anti-immigration crackdown.  

French tech company Capgemini to sell U.. Unit Linked to ICE

By Reuters 
Published Feb. 1, 2026, 3:16 p.m. ET
Capgemini's ICE Exit: A Tactical Reputational Hedge
 
French lawmakers asked the Capgemini to shed light on its contract with ICE amid concern over the tactics used by the agency’s agents.
https://nypost.com/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/aiman-ezzat-chief-executive-officer-120191299.jpg?resize=744,496&quality=75&strip=all 
Capgemini CEO Aiman Ezzat said the company only recently became aware of the nature of a contract with ICE.

However, Capgemini did not have access to any classified information, classified contracts, or anything relating to the technical operations of CGS, as required by US security regulations related to government contracts, he said.

Capgemini said the process of divestment would be “initiated immediately” but did not say whether the sale was due to CGS’ contract with ICE

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FIRST REVEAL: 

Comment un champion du CAC40 aide l’ICE de Trump à traquer les migrants

ICE, la milice anti-migrants de Trump, est à nouveau au centre de l’actualité depuis l’assassinat de Renee Good à Minneapolis. De nombreuses entreprises profitent à plein de l’expansion du budget et des activités de cette agence, dont un groupe du CAC 40 : Capgemini.

Publié le 21 janvier 2026 , par Olivier Petitjean

Illustration : Sandra Mu

La police anti-migrants ICE (Immigration and Customs Enforcement) est à nouveau au centre des controverses aux États-Unis après l’assassinat par balles, le 7 janvier dernier, de Renee Good par un fonctionnaire de l’ICE à Minneapolis.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche il y a un an, cette agence fédérale qui fonctionne de facto comme une milice au service d’un pouvoir exécutif de plus en plus autoritaire se distingue par ses méthodes violentes et arbitraires, ciblant de manière indiscriminée des individus suspectés d’être des migrants sans papiers.

Si la création de l’ICE date de l’administration Bush, dans la foulée des attentats du 11 septembre, elle a vu son budget exploser sous la nouvelle administration. La « One Big, Beautiful Bill » de Trump a fléché environ 170 milliards de dollars pour les opérations anti-migrants, dont plusieurs dizaines de milliards pour l’ICE, qui apparaît désormais comme l’agence la mieux financée de toute l’histoire des États-Unis. D’un peu plus de 9 milliards de dollars en 2025, son budget annuel devrait passer à 11 milliards en 2026.

Cette manne profite à de nombreuses entreprises qui fournissent l’ICE en biens et services divers, allant des armes et équipements de protection aux services numériques en passant par la détention et le transport des victimes de l’agence.

« Recherche de personnes »

Parmi ces entreprises, un nom retient l’attention, puisque c’est celui d’un champion français des services, pilier de la Bourse de Paris qui figure dans l’indice CAC 40 depuis 1988 : Capgemini. Une des filiales américaines du groupe, Capgemini Government Solutions, s’est vu attribuer il y a quelques semaines par l’ICE un nouveau contrat. Son objet est sans ambiguïté : obtenir « des services de recherches de personnes (skip tracing) à l’échelle nationale » pour les opérations de l’ICE. Un premier versement a été débloqué pour 4,8 millions de dollars en décembre, mais le contrat pourrait rapporter au final à l’entreprise française jusqu’à 365 millions de dollars, en fonction de critères de performance, comme l’explique L’Oeil du 20 heures.

Selon les bases de données gouvernementales, Capgemini est un partenaire historique de l’ICE, avec des contrats depuis au moins 2007, dont certains se chiffrent en dizaines de millions de dollars.

Les prestations offertes par le géant français vont de la « planification des détentions » et des lits nécessaires à du support informatique. L’entreprise s’est même vantée de ce partenariat dans la section « histoires de clients » de son site web, assurant que « l’équipe de Capgemini travaille étroitement pour aider [ICE] à, minimiser le temps requis et le coût de la déportation de tous les étrangers illégaux déportables hors des États-Unis » [1].

L’entreprise française n’est certes pas la seule à se mettre au service de l’ICE. Dans des précédents articles, l’Observatoire des multinationales avait attiré l’attention, notamment, sur le rôle du cabinet de conseil Deloitte et de Palantir, la firme de services numériques fondée par Peter Thiel. En septembre dernier, la CGT de Capgemini alertait d’ailleurs sur le rapprochement de leur entreprise avec Palantir. On ne sait pas à ce stade quels sont les outils utilisés par Capgemini pour le compte de l’ICE dans sa mission de skip tracing et s’ils incluent ceux de Palantir.

La manne de l’ICE

Parmi les fournisseurs privilégiés de l’ICE, on trouve en première place des entreprises de détention et de prisons privées comme CoreCivic et Geo Group, qui ont vu leurs bénéfices exploser en 2025. Mais aussi des firmes de sécurité comme G4S, des entreprises d’armes légères comme Glock ou Atlantic Diving Supply. Des spécialistes de la surveillance et de la reconnaissance faciale comme Clearview ou l’entreprise israélienne Cellebrite sont également de la fête.

Certains des partenaires de l’agence sont des marques bien connues du grand public et des consommateurs, y compris en France, comme Dell, Motorola, Comcast, FedEx ou Xerox. Au final, la mise en place de la politique anti-migrants de Trump aura été une véritable aubaine pour de nombreuses entreprises locales ou nationales, dont les membres de la nouvelle administration ou leurs proches ont également cherché à profiter personnellement [2].

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Les activités de l’ICE étant au centre des résistances à Trump et à ses politiques, les firmes qui font affaire avec l’agence sont particulièrement ciblées par les opposants aux États-Unis, à travers des campagnes de boycott [3] ou bien en interne, via des demandes de désinvestissement portées par des employés, chez Microsoft par exemple. Rien de tel n’est signalé pour l’instant au sein de Capgemini.

Contacté pour cet article, le siège du groupe français ne nous a pas répondu.

Le directeur général du groupe a fini par réagir sur le réseau Linkedin en indiquant que le conseil d’administration du groupe était en train de « revoir la nature et l’étendue de ce contrat ». Dans ce conseil d’administration, on trouve plusieurs pontes du CAC 40 dont le PDG de TotalEnergies Patrick Pouyanné.


Capgemini Government Solutions (CGS) was established in 2002 as an independent operating division of the Capgemini Group—a global leading IT strategies and solutions provider, specializing in delivering Data & AI, Enhanced Reality, Digital Modernization, and Emerging Technologies to public and private sector enterprise around the world— to serve the U.S. government, along with aerospace and defense companies, by leveraging our global and commercial experience. 

We support a wide variety of federal clients, including the U.S. Department of Navy, National Reconnaissance Office (NRO), Department of Homeland Security, Department of Justice, Department of Veterans Affairs, General Services Administration, and the Securities and Exchange Commission. 

 Capgemini Government Solutions is headquartered in Tysons, Virginia and operates out of a Top-Secret level facility, certified by a Defense Security Services (DSS) Special Security Agreement (SSA).

For more information, please visit this link.

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